24/12/2012

II- Mauvaises fréquentations.

Alors...

Une remarque en passant, on était bien tombés... assis dans la rangée de droite dans le sens du vol. Pas que j'ai peur de l'avion, mais en général, je me positionne toujours à droite en entrant, que ce soit au cinoche ou ailleurs. Seule exception, dans mon lit... qu'est ce que ça me contrarie! Elle n'est pas gauchère donc... Soit, pas trop de détails, des mineurs risqueraient de tomber sur ce blog... mais elle a une excuse: la porte qui mène à la chambre des gosses est à notre droite et c'est toujours elle qui se lève. Va bene... c'est elle qui te contorsionne dans le plumard...hi hi hi!

Putasserie nos voisins de la rangée de gauche!!! Des Siciliens... un couple de septuagénaires. Lui, petit et sec, elle petite et grosse, tous les deux moustachus et ... le must, tadaaa, tout en deuil. Ils m'ont déplu dès que je les ai vus. Je les ai guidés dans l'aéroport, les ai aidés à monter dans l'avion... quel gentil jeune homme se répétaient-ils entre eux. Faux-culs, va ! La vieille a jeté du sel dans l'allée qui l'a menée à sa place dans l'avion et une fois assis, ils se sont mis à prier et à réciter le chapelet pour conjurer le mauvais sort, des fois qu'on plongerait dans la méditerranée... Ben oui, le bain, c'est le dimanche! Ces singeries m'agacent, surtout qu'il y avait des Belges dans l'avion... quand on est en famille, passe encore.

Donc...

Deux clowns. Pour revenir à mes comparses, Al Capote le tombeur, à ma droite avait pour préoccupation principale qu'une des hôtesses de l'air avait pour reprendre son expression  «une gueule de vicieuse » ; il n'en revenait pas, sa bouche... puuutain, ça me troue le cul!!!

Seigneur, il le sait que je n’aime pas qu'on parle comme ça des bonnes femmes, et qu'elle importance que je sois de son avis en ce qui concerne la gueule de vicieuse. Hé! Il aurait trop bon que je lui donne raison.

L'autre, le pelac, il semblait inquiet... son agence de tiercé préférée était fermée ce matin... malheur, il n'avait pas pu jouer avant de partir:" Vaffanculo ! Nun haiu furtuna... minghia u ciumaggiu mi lu iucavu a lu lottu. Si lu sapi me mugghieri finisci a burdellu". En deux mots ça veut dire qu'il a pas de chance et qu'il a joué ses allocs de chômage au lotto plutôt qu'au tiercé et que si sa femme l'apprend ça va mal se terminer... Je vous fais grâce de... vaffanculo, de... minghia et de... burdellu. Mouais ! Quoi, que c'est vrai que je trouve que sa mégère joue un peu trop du rouleau à tarte.

Mais ce qui me frappait le plus c'est qu'on a un putain de job à exécuter et que ces deux rigolos s'en fichent comme de leur première couche culotte... le professionnalisme peut être ? Je m'attendais à... synchronisons nos montres, des instructions qu'il fallait lire et détruire, le petit verre de saké... je sais pas, moi... non, on y va, on fait un carton et... et voilà.

Ca me fait penser au film de George Pal "La machine à explorer le temps"... Un levier: une pression vers l'avant et tu vas dans le futur... une traction vers l'arrière et tu retournes dans le passé. Plus simple que ça tu meurs! Qu'est ce que j'attends pour me casser?

Atterrissage. Quelle chaleur pour un mois de septembre. On récupère les bagages, enfin je récupère les bagages. Le petit est parti pisser, l'autre, intensivement occupé à fumer semble faire une scène de ménage à sa cigarette. Je préfère faire le larbin, au moins je suis sûr de changer de calebar tous les jours.

On est venu nous cueillir à Fontanarossa, l'aéroport de Catane. Un des mecs les plus riches de Sicile... Il fait dans la viande... de bétail!!! On monte à bord de sa caisse. Là, pour la première fois de ma vie, je parle à distance à ma mère comme si elle était assise à côté de moi. Gsm avec kit mains libres. Ben oui, en 1992 après Jésus Christ, c'était chose étonnante.

Mes deux associés sont bien tombés, notre chauffeur est encore plus obsédé sexuel qu'eux... Faut vraiment faire quelque chose pour la faim dans le monde! Il me propose de m'emmener à Palerme pour y séduire une de ses nièces par alliance, avant qu'elle ne tourne mal. Je me paierais au passage en nature, ni vu ni cocu (elle avait déjà servi) et lui donnerait quelques bons conseils de conduite... du style : passe une nuit avec tonton, une seule. Quel délire! On vous écrira lui dis-je.

A tout prendre, les vieux passagers du zinc, z'étaient pas si nuls.

Ouf, on arrive dans le village de mes ancêtres. J'avoue, mon coeur s'est serré en lisant le panneau "Riesi". Je pensais à mon grand père maternel et aux frissons que lui inspirait l'évocation de sa terre. Notre mission? Ah, elles avaient raison les vielles fripouilles, c'est passé comme une lettre à la poste. Je ne dirai rien de plus sans la présence d'un avocat.

Juste une chose. Le petit, là... celui qui a une gueule comme tout le monde et qui ne ressemble à personne, n'a cessé de me casser les oreilles. La jeune soeur de ma femme... quelle est b.... juste 18 ans... si tu la vois!

14:21 Écrit par Tony | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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