24/12/2012

IV- La rencontre

Le 15 septembre 1992.

On arrive, on y est. Pour s'engager dans la voie unique qui mène à la merveilleuse, sans époque, authentique fraction appelée Misirri, faut idéalement être un pilote confirmé... moi, sur les circuits de karting, on ne m'appelle pas Satanas pour rien...

Voillllàà. Help ! La gonzesse, celle que l'autre disait : elle était là. Oh merveille, révélation, punition, pourquoi mon Dieu me fais-Tu cela??? Je garai la voiture à l'ombre du poirier devant leur demeure.

Elle était vêtue ordinairement, les cheveux un peu défaits. Elle lavait un linge à l'ancienne... en le frottant à la pila (sorte de cuvette de pierre). Les gugusses sortirent précipitamment de l'auto... je traînai un peu, profitant du contre jour. Je matais la jeune sensuelle... Ah ! Belle comme le péché. Elle continua à tordre son linge placidement, tandis que les deux autres me criaient... quoi tu ne descends pas ?

Je sortis de la voiture, braquai mon regard vers elle, retirai mes lunettes de soleil, approchai sans me presser, souris et lui tendis la main alors que j'étais très proche d'elle. Elle hésita un peu... c'est ce que je voulais.

Elle me serra la main... : "Piacere, Rita...". "Piacere, Tony".

Je lâchai sa main et la toisai assez indiscrètement, j'avoue. Toute belle, de partout... hum, je la veux.

Va falloir que je sois plus doux avec le petit... Il n’avait pas menti, le bougre. En parfait cinéphile, je ne pus m’empêcher de penser à la rencontre de Michael Corleone et de la belle Apollonia dans ce monument du cinéma qu’est « Le parrain ». Si je me la tape, promis qu’elle conduira pas!

14:21 Écrit par Tony | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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