24/12/2012

IX- Je voudrais ne jamais mourir

Ces deux semaines passées ensemble furent deux semaines, de légèreté, de frivolité, de chamailleries, de réconciliations, de folie.

Deux semaines de cette vie qui ressemble à un film.

Le 12 octobre, cinq centenaire de la découverte de l’Amérique fut une journée inoubliable couronnée d’un après-midi sans pareil. Rien de spécial : la campagne déserte de Mangalavite, une couverture sur la végétation hirsute, et la vie.

Terrible blessure que laisse le temps qui passe. On ne peut plus revivre cela, aujourd’hui que nous nous aimons plus, que nous nous aimons mieux, que nous nous aimons vraiment!

Mon Dieu, y a-t-il un homme sur terre qui plus que moi se sent atteint par le temps qui passe ? J’ai 39 ans, au moment où j’écris ces mots. Et pourtant j’ai l’impression qu’hier encore, je courais en culotte courte, insouciant et heureux.

C’est pourtant il y a si longtemps.

Que ne donnerais-je pour revivre certains instants de ma vie, comme cet après-midi sur cette couverture, comme cette interminable nuit du 16 au 17 octobre où nous nous sommes aimés comme ce n’est pas permis. En fin de compte, comme tout le monde, rien de plus.

J’aime la vie, j’en suis sûr. Je fais souvent le vœu que chaque jour compte.

Je voudrais ne jamais mourir.

14:18 Écrit par Tony | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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